
Illustration : Chris sur le chemin de Compostelle – mille kms en 2005
Au début de l’été 2011, mon projet de « vacances » est annulé.
J’achète un vélo, je monte dans un train, je rejoins les sources du Danube et je roule pendant 750 km.
Le 23 octobre 2025, je n’ai pas de projet particulier, je m’inscris pour passer le bac.
Le bac c’est un chemin de sept mois.
Je commence par me tromper de route.
Puis je fais le bon choix avec deux spécialités.
Travailler seul … pour tous …
En littérature, j’ai besoin d’un glossaire de narratologie.
Il n’existe pas.
Je le crée et l’installe sur WikiPédia.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Glossaire_de_narratologie
Idem pour un glossaire des Ars plastiques
https://fr.wikipedia.org/wiki/Glossaire_des_arts_plastiques
Spécialité Arts plastiques option architecture
D’abord, imaginer une maison et en réaliser la maquette au 1 : 20.

La maquette fait une cinquantaine de cms de hauteur
Spécialité « littérature anglophone »
J’étudie deux auteurs qui écrivent sur New-York.
La Nigériane Adichie et un gars du coin, Paul Auster.
J’ai aussi travaillé sur le New-York de Woody Allen et celui de West Side story.
Alors, je me pose une question :
« Si j’étais un écrivain new-yorkais, je verrai le monde comment ? »
Alors je commence à écrire un roman en anglo-américain en faisant COMME SI j’étais un auteur New-Yorkais.
Je montre les premières dizaines de pages à un ami qui trouve le truc intéressant.
Ce sera mon après-bac : finir ce roman.
Puis en écrire un autre car le bac d’italien m’a donné une idée.
Comment l’écrivain de New-York verrait-il la Suisse italienne et ses environs ?
Ma vocation d’écrivain a aussi été nourrie par la préparation des épreuves de français et de philo.
Avoir le bac c’est le prétexte
Prétexte à lire et découvrir des univers.
Prétexte à écrire et à inventer des univers.
Je n’ai pas travaillé les matières autres que littéraires – pas maths-science, pas histoire-geo.
Cela ne m’empêchera pas d’avoir quelques points à ces épreuves.
Sept mois c’est très court pour les 5 matières retenues – français, anglais, italien, philo et architecture.
Au total, il y a seize épreuves.
Pour le nouveau bac, le candidat choisi des oeuvres parmi une liste.
Il y a à la fois une contrainte et une liberté.
Être autodidacte et être handicapé, ça va ensemble
Dès l’enfance ma colonne vertébrale n’est pas normalement opérationnelle.
Mon cerveau non plus car j’ai des coups de sommeil.
Quand je suis à l’école puis au lycée, je rate pas mal de choses.
Alors je dois apprendre seul, le soir, le week end et pendant les vacances.
Être autodidacte devient ma nature première.
Je fais acte de présence au bac 1966 puis 1967 mais sans me donner aucune chance de réussir.
En effet, je suis très occupé à vouloir changer le monde : Guerre au Vietnam, racisme, anti-sémitisme, peine de mort, contraception, etc.
En 1967, en manif, je suis au contact des flics – à l’époque bien tranquilles.
Ce sera plus chaud l’année suivante.
Je me fais mon petit chemin d’autodidacte.
À l’âge de 30 ans je suis formateur de techniciens et d’ingénieurs en vidéo et télévision en anglais.
Je suis invité à parler comme expert dans un projet de recherche des Nations Unies : je n’ai pas le bac !
À l’âge de 50 ans, je n’ai toujours pas le bac.
J’étudie en autodidacte les facettes des nouvelles technologies de l’information et de la communication … en anglais.
Je suis l’un des premiers chercheurs pour ce qui deviendra l’enseignement à distance par Internet, pour ce qui deviendra WikiPedia, etc.
Mon approche intéresse des projets européens de recherche.
Je suis à nouveau un expert sans bac.
Les vitamines, c’est la santé des neurones et du reste
Voir article Santé totale du bachelier